Exécuter ou créer. Telle est la question.
Les premiers mois après la création de DARE ont été les plus excitants. Non pas de par les nombreux projets clients que nous avions – nos sincères excuses à ceux qui se retrouvent en train de lire cet article – mais par la folie des débuts.
Quand on lance une entreprise, on réfléchit alors à plein de choses :
Qu’est-ce qu’on va concrètement vendre ?
À qui ?
Comment va-t-on le vendre ?
À quel prix ?
Comment allons-nous nous rendre visibles ?
De quelle manière ?
Tant de questions qui nourrissent quelque chose de très profond et de très ancré en l’humain : la création.
Des mois durant, nous avons créé de nos propres mains. Nous réfléchissions alors à notre marque, à son identité, à sa manière d’être, à sa stratégie, le tout dans une totale liberté et dans un élan dénué de toute attente, si ce n’est celle de répondre à ce besoin de création.
Puis petit à petit, les clients sont arrivés. Très rapidement – et pour être honnête sans y avoir fourni trop d’efforts (remarquez d’ailleurs que nous nous demandons parfois aujourd’hui si nous n’avons pas assez galéré avant d’en arriver-là) – nous avons été approchés par de grandes marques pour les accompagner dans leur marketing.
Fait historique : notre tout premier client et le tout premier virement bancaire nous a été fait par…Credit Suisse. Puis, gentiment, d’autres entreprises ont choisi de faire appel à nos services. La première année nous signions – en 7 mois seulement – déjà pour près de 300’000 CHF de chiffre d’affaires.
Au tout début nous ne faisions qu’une chose : de la stratégie marketing. Nous nous immergions, des semaines durant, dans les coulisses de nos clients pour en ressortir avec une stratégie marketing en béton pour les années à venir.
Mais rapidement…nous nous sommes retrouvés face à une frustration.
Une fois la stratégie présentée au client, notre mission prenait fin. À chaque fois, nous en ressortions avec cette même frustration : celle de ne pas pouvoir y donner vie et en percevoir les résultats.
Alors nous avons pris une décision radicale, décision qui a été la source de notre premier virage dans notre stratégie : devenir une agence de communication.
Le monde du marketing et du consulting nous plaisait énormément, mais nous voulions pouvoir également accompagner nos clients dans le déploiement de toutes les idées et actions proposées.
Nous avons alors engagé des vidéastes, des graphistes et des project leads pour pouvoir en première phase concevoir la stratégie, et en deuxième phase la déployer. Conception et déploiement. Ces deux mots étaient répétés en boucle dans nos bureaux.
Ce virage nous a permis de vivre des expériences absolument folles que nous n’oublierons jamais. Nous avons pu accompagner des marques comme Decathlon, Groupe Mutuel, Romande Energie, la Banque Cantonale Vaudoise ou encore l’EPFL.
Nous avons pu visiter l’usine de l’ancienne écurie Alfa Romeo Orlen de Formule 1 à Hinwil, vivre les 24h de Spa en Belgique depuis les box, voyager en Lettonie, en France, en Espagne ou encore en Angleterre.



Mais à nouveau…une frustration grandissait en nous. Nous ne l’écoutions pas vraiment au début, mais elle a fini par se faire entendre.
Notre besoin de création, d’entreprendre, était de moins en moins comblé. Nous étions devenus d’excellents exécutants, nous recevions des briefs, des budgets, des attentes, et nous nous mettions à exécuter.
Nous répondions à des appels d’offres, nous entendions les briefs clients, nous proposions des concepts et idées, et si ces dernières étaient validées…nous en suivions le plan.
Comme une feuille qui perd sa couleur de jour en jour, nous perdions petit à petit notre étincelle. L’étincelle de la création.
Lancer un produit, c’est créer en permanence. Mais lancer une entreprise de services, en particulier dans notre domaine, cela rapporte plus à de l’exécution.
Nous avions trouvé des subterfuges pour tout de même nous sentir créateurs : nous avons organisé des événements “DAREx” pour nos clients, nous avons imaginé des collections d’habits, nous avons organisé des repas networking, des crémaillères…
Fait historique numéro 2 : nous avions même à un instant décidé de pivoter totalement notre modèle d’affaires pour devenir un abonnement marketing illimité.
Mais rien de tout cela ne suffisait à combler totalement ce besoin de créer.





Nous l’avions alors enfin compris et enfin assumé : au coeur de notre ADN d’agence ne résidaient ni l’art, ni la créativité, ni le marketing, mais l’entrepreneuriat.
Certes nous avons toujours réussi à prouver à nos clients que nous avions les capacités et les compétences techniques de notre métier, mais ce qui nous rendait unique était notre vision entrepreneuriale.
Nous avons alors décidé, en 2025, d’entamer notre deuxième virage stratégique : celui de remettre l’entrepreneuriat au coeur de DARE.
Pour y parvenir, nous avons décidé d’agir sur trois axes :
Nous repositionner sur la compétence principale des +200 projets que nous avons eu en 8 ans : la stratégie et la création de marques.
De limiter le nombre de projets clients afin de pouvoir s’y investir comme si il s’agissait de notre marque.
De libérer et d’assumer totalement notre besoin de création et d’entrepreneuriat.
Nous sommes alors devenus une Brand Factory, un lieu où nous créons des marques pour nos clients - que ce soit pour un lancement ou un rafraîchissement de marques - et…un lieu où nous créons nos propres marques.
Chaque année, nous libérons donc le temps, les ressources et le budget pour que notre équipe puisse lancer un nouveau produit/service sur le marché.
Nous avons commencé en 2025 avec l’arrivée de notre petit frère Rebrand (www.re-brand.ch) après avoir sondé le marché et nos clients. Alors que nous nous positionnons, chez DARE, sur une approche premium, sur mesure et avec allers-retours illimités, Rebrand fait tout l’inverse.
Nous proposons uniquement deux choses : logos + sites web
Nos prix sont très bon marché
Les allers-retours sont limités
Le public cible est réduit : les PME de Suisse romande

En quelques mois seulement, nous franchissions déjà la petite – et symbolique – barre des 100’000 CHF de chiffre d’affaires. Mais au-delà de la viabilité financière de ce business, nous avons réussi à nourrir ce besoin de création et d’entrepreneuriat.
Notre prochain projet ? Nous le gardons encore confidentiel. Nous devons tout juste de valider son concept, sa stratégie marketing et…son identité visuelle.
Il verra le jour dans les prochains mois et s’attaquera cette fois non pas à un marché B2B, mais B2C. Un seul indice : waf waf.

Lancer nos propres marques et limiter volontairement le nombre de projets clients a profondément changé notre manière de travailler. En créant pour nous, avec nos propres contraintes, nos doutes et nos responsabilités, nous avons retrouvé ce que la production en continu finit par diluer : l’envie, l’exigence et l’implication réelle.
Résultat : chaque projet client n’est plus un dossier de plus à livrer, mais un terrain de jeu choisi, abordé avec plus d’attention, plus d’énergie et moins d’industrialisation.
Nous n’avons, de notre histoire, jamais été aussi alignés que maintenant. Quand les intentions, les envies et les actions ne font qu’un…c’est là que la magie opère.
DARE est une agence de branding et de consulting basée en Suisse, à Forel (Lavaux). Depuis 2018, nous accompagnons* les marques dans leur lancement ou leur rafraîchissement grâce à une approche qui se base sur l’entrepreneuriat, l’intelligence collective et le feedback terrain.
*Chez DARE, chaque projet compte vraiment. C’est pour ça que nous n’en acceptons qu’un seul par mois. Plus d’informations sur www.madebydare.com.
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